Nous passons notre temps à nous dérober à nos collègues, à nos obligations, à nos activités. Nous nous retrouvons dans son bureau, au théâtre, dans le bureau que mon directeur de thèse me prête, à son hôtel, dans d’autres hôtels, chics ou miteux, dans des restaurants, des cinémas, des parcs, des cafés, des taxis, des ruelles, des toilettes publiques, chez moi. Nos corps ignorent les lieux, font fi des matières sur lesquelles on les étend, on les pose, on les appuie. Seules la proximité, l’intimité du corps de l’autre les intéressent.