Jeudi 3 mai 2001, 14 h 59, 2 World Trade Center, New York
Je suis passée à son bureau à l’improviste. Je ne m’attendais pas à le voir, je voulais simplement lui laisser une copie des Aurores montréales, ces nouvelles dont je lui avais parlé lors de notre rencontre au KGB Bar.
Il m’a invitée à entrer dans son bureau, à m’asseoir. Nous discutons de choses et d’autres pendant un moment. Je suis décidément charmée par cet homme. Il pourrait me parler de l’impact du méthane produit par le système digestif des termites sur l’effet de serre, je le trouverais encore terriblement sexy, attirant, attachant.
Nous prenons rendez-vous pour demain soir. Je me lève pour quitter, il s’approche pour me faire la bise, j’attrape le col de son veston et plaque nos corps l’un contre l’autre, nos bouches l’une sur l’autre. Nos mains parcourent nos dos, sillonnent nos flancs, s’arrêtent sur nos reins, pressent nos bassins l’un contre l’autre. Nos sexes, à travers nos vêtements, sont appuyés l’un sur l’autre, l’un contre l’autre, le moindre déhanchement décuple notre plaisir. Nos baisers sont de plus en plus enflammés, hors de contrôle, bestiaux, voraces. Je jouis la première, il me suit quelques secondes plus tard.
Juste avant que je ne tourne la poignée de la porte, il pose, très tendrement, un baiser dans mon cou.
— À demain.

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