Je cogne à la porte de Pinpon. Il ouvre, couvre mes yeux avec une main et m'entraîne au milieu de son loft. Il pose des tonnes de bisous coquins sur ma nuque, puis enlève sa main. J'ouvre les yeux.
Il y a, un peu partout, des dizaines de caméras, des dizaines de micros et des projecteurs. Je ne comprends pas. Je me tourne vers Pinpon, qui affiche un gigantesque sourire. Manifestement, il est fier de lui.
— C'est quoi ce bataclan?
— Du matériel de cinéma.
— Je vois bien. Mais pourquoi?
— Pour faire de la porno.
— Tu change de carrière, tu deviens cinéaste?
— Non, on va faire de la porno amateur, toi et moi.
— Vraiment?
— Vraiment.
— Et ça te vient d'où, cette idée?
— Tu m'as dit que tous les films pornos finissaient par t'éteindre.
— Oui.
— Eh bien, ce soir, on tourne le film porno qui t'allumera. Tu décides de tout.