Pong hypermédiatique

Pong hypermédiatique - VIII

Depuis l'incident du café, je ne cesse de penser au Torpilleur, à ses mains sur mon ventre, mes épaules, mes seins, mes cuisses, mes hanches, sa bouche glissant le long de ma nuque, ses doigts dans mes cheveux, sa bite bandée, dure, vibrante, collée contre mes reins, son regard me dévorant dans le reflet du miroir. Je n'avais qu'une envie, c'était de me faire prendre, de me faire torpiller par lui.

Pong hypermédiatique - VI

Je soulève paresseusement une paupière. Pendant une instant, je suis désorientée. J'ai joui. Drôlement bien joui. Et je me suis endormie. Un sourire s'installe sur mes lèvres. Je zieute mon environnement. Je suis dans mon bureau. Il fait sombre. Un corps repose tout près du mien. Béla? Pinpon? Mon mec?

Puis je me souviens. Et comme j'en suis à me promettre de ne plus me soumettre de nouveau à un tel déshonneur, le Torpilleur s'éveille, tourne la tête vers moi, avec, dans les yeux, un regard où se mêlent fierté triomphante et appétit vorace, incandescent. Si j'étais capable de dignité, en ce moment, je le foutrais à la porte. Mais l'appétit vorace, incandescent dans son regard a raison de moi.

Pong hypermédiatique - IV

Quand je reviens à mon bureau, le Torpilleur est assis sur le coin de ma table et fouine dans mes dossiers. Il lève les yeux à mon arrivée.

— Vic!

Grrrrrrrrrrrr. Comme si « Tori » n’était pas suffisant. Du coup, je contre-attaque vicieusement.

— Tu donnes dans le plagiat, maintenant?

Il me lance un sourire qui, si j’étais une étudiante sans défense et sans expérience, me ferait fondre de plaisir. Seulement, voilà, j’ai l’âge et l’expérience que j’ai, et, des chasseurs dans son genre, j’en ai vu passer plus d’un.

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