Mon désir, après des semaines, des mois de silence obstiné, têtu, douloureux, émerge tranquillement. Dans mon ventre, dans mes tripes, dans mon bas-ventre, dans ma tête, dans mon âme, dans ma conscience et mon inconscient, dans mes rêves.
Je m'accroche aux quelques souvenirs des récentes rencontres avec Béla. L'expérience millénaire de Béla (millénaire, c'est un peu exagéré, j'avoue, mais ça sonne plus joli que bicentenaire, ce qui serait la stricte vérité — la littéraire que je suis préfère la sonorité à la signification absolue, à la référence rigoureuse). Sa langue experte, agile, leste. Sa bouche vorace, avide. La sensation à la fois exquise et étrange de ses crocs sur ma peau. Mmmmmmmmmmmmmmmm...
Je pense à Pinpon. Pinpon qui est partant pour tous les projets ludiques et lubriques, même les plus fous. Pinpon à l'imagination débordante et chatoyante. Les mains de Pinpon sur mon corps. Ses doigts le long de mes nymphes, de mes grandes lèvres. Les doigts, la main, le poing de Pinpon dans mon con. Mmmmmmmmmmm...